un parcours sur le fil du monde
Prix et
distinctions
« Je n’y vois pas une réussite. J’y vois un chemin. » C’est sur les chemins que mon regard s’est formé.
d’abord marcheuse
Avant d’être photographe, j’ai été marcheuse
Et c’est la marche qui m’a construite. Le corps, le silence, le temps long. Cette manière d’entrer en relation avec le monde sans chercher à le maîtriser. La photographie est venue comme une suite naturelle de la marche : une manière de garder trace, de comprendre, de témoigner.
J’ai choisi le terrain plutôt que le confort, l’humain plutôt que le spectaculaire. Mon travail photographique parle de ce qui relie : la résistance, la tendresse, le courage ordinaire.
« Je ne cherche pas à capter. Je cherche à être là. »
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Les prix et distinctions reçus au fil des années ne sont pas des trophées ni une finalité. Ce sont des traces. Des points visibles d’un travail qui, lui, reste souvent invisible : celui de la présence, de l’expérience, du lien au vivant, d’un engagement vécu sur la route.
des projets au long cours
Chaque projet est une marche
Mon parcours s’est construit autour de séries qui durent, souvent plusieurs années. Un chemin de compréhension et de rencontre.
Cœur de Femmes
deux ans aux côtés de femmes sans-abri à Paris
Esclaves au Paradis
reportage mené en Haïti, au cœur des plantations de canne à sucre
Chasse à courre
à la croisée des mondes : quatre années d’immersion dans un univers fermé
L’Odyssée de l’Être
une quête sur la place du féminin dans nos sociétés, entre présence et disparition
reconnaissance et distinctions
Ce qu’elles rendent visible
Je ne cours pas après les prix, mais je reconnais ce qu’ils rendent visible : la constance, la sincérité, l’attention. Ils valident non pas un résultat, mais une manière d’être au monde, de travailler, de regarder.
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Prix du Scoop d’Angers
Photojournalisme.
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Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation
Lauréate.
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Fonds Porosus
Soutien à la création.
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Prix du Témoignage, Pèlerin Magazine
2015 · pour « Dis maman, c’est encore loin Compostelle ? ».
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Chelsea International Photography Award
New York.
une démarche en mouvement
Créer, c’est avancer sans certitude, mais avec justesse
« Marcher, c’est photographier autrement : avec les pieds, le souffle et la patience. »Céline Anaya Gautier
un chemin, plutôt qu’un palmarès
Ces distinctions m’encouragent à poursuivre la même ligne
Lente, exigeante, au plus près du réel. Lis l’ouverture ; la suite se déplie si tu en as envie.
reconnaissance du travail photographique
La marche comme méthode.
La photographie est venue après la marche. Elle s’est imposée comme une nécessité : une façon de témoigner de ce qui se vit dans le corps, dans la durée, dans l’effacement.
Ma manière de travailler est lente. Je marche longtemps, j’écoute, je reste. Mon travail s’inscrit dans cet espace fragile entre visible et invisible, entre ce qui se montre et ce qui se ressent.
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Les prix reçus viennent reconnaître cette approche ancrée, incarnée, où l’image n’est jamais une finalité, mais un passage. J’ai toujours pensé que la photographie devait servir à restituer du lien, pas à prélever du sens.
Au-delà d’énumérer mes prix, mes distinctions, mes reconnaissances, il y a ce chemin qui me permet de me révéler. Parce que ce qui compte, ce n’est pas ce qui est reconnu : c’est ce qui déplace. Ce qui oblige à revenir à soi. Ces prix ne disent pas qui je suis ; ils disent simplement qu’un chemin existe, et qu’il est possible de s’y engager.
Aujourd’hui, je poursuis mon travail au croisement de l’image, de la marche et de la transmission. À travers Je marche donc je suis, j’accompagne des femmes et des hommes sur les chemins pour qu’ils fassent à leur tour l’expérience de cette attention au monde. On ne peut pas dissocier la création artistique du vécu, ni l’artiste de la personne qui marche.
Pour photographier quelqu’un, il faut d’abord le rencontrer vraiment.
Céline Anaya Gautier
le temps du reportage est le même que celui du pas : régulier, attentif, patient
le cahier, pour aller plus loin
Prolonger la pensée en marche
Trois pages qui se répondent : la pensée, les appuis, la trace dans le monde.
Q
Qui suis-je
Des Andes à la Via Magdalena : 23 000 km et un regard d’autrice-photographe.
P
Ma philosophie
Marcher pour comprendre : l’éthique du pas dont naissent mes valeurs.
V
Mes valeurs
Huit appuis intérieurs, nés du pas, qui prolongent cette philosophie.
ce que je retiens
Le vrai parcours, c’est celui que l’on fait à l’intérieur
Les prix, les expositions, les publications sont des balises sur le chemin. Ce que je retiens de ces années, ce sont les visages, les mains, les silences. Les histoires que j’ai pu entendre, celles que j’ai su taire, celles qui continuent à marcher en moi.
le chemin, en images