un parcours sur le fil du monde

Prix & distinctions

« Je n’y vois pas une réussite. J’y vois un chemin. » À force d’avancer, j’ai appris à voir autrement : la lumière, la fatigue, la fragilité des visages, la dignité des gestes simples. C’est sur les chemins que mon regard s’est formé.

D'abord marcheuse

Avant d'être photographe, j'ai été marcheuse

Et c’est la marche qui m’a construite. Le corps, le silence, le temps long. Cette manière d’entrer en relation avec le monde sans chercher à le maîtriser. La photographie est venue comme une suite naturelle de la marche : une manière de garder trace, de comprendre, de témoigner.

J’ai choisi le terrain plutôt que le confort, l’humain plutôt que le spectaculaire. Mon travail photographique parle de ce qui relie : la résistance, la tendresse, le courage ordinaire.

Les prix et distinctions reçus au fil des années ne sont pas des trophées ni une finalité. Ce sont des traces. Des points visibles d’un travail qui, lui, reste souvent invisible : celui de la présence, de l’expérience, du lien au vivant — d’un engagement vécu sur la route.

« Je ne cherche pas à capter. Je cherche à être là. »
Céline Anaya Gautier
Reconnaissance du travail photographique

La marche comme méthode

La photographie est venue après la marche. Elle s’est imposée comme une nécessité : une façon de témoigner de ce qui se vit dans le corps, dans la durée, dans l’effacement.

Ma manière de travailler est lente. Je marche longtemps, j’écoute, je reste. Mon travail s’inscrit dans cet espace fragile entre visible et invisible — entre ce qui se montre et ce qui se ressent. Pour photographier quelqu’un, il faut d’abord le rencontrer vraiment. Le temps du reportage est le même que celui du pas : régulier, attentif, patient.

Les prix reçus viennent reconnaître cette approche ancrée, incarnée, où l’image n’est jamais une finalité, mais un passage. J’ai toujours pensé que la photographie devait servir à restituer du lien, pas à prélever du sens.

Des projets au long cours

Chaque projet est une marche

Mon parcours s’est construit autour de séries qui durent, souvent plusieurs années. Un chemin de compréhension, de transformation, de rencontre.

Cœur de Femmes

Deux ans aux côtés de femmes sans-abri à Paris.

Esclaves au Paradis

Reportage mené en Haïti, au cœur des plantations de canne à sucre.

Chasse à courre

À la croisée des mondes — quatre années d’immersion dans un univers fermé.

L'Odyssée de l'Être

Une quête sur la place du féminin dans nos sociétés, entre présence et disparition.

Reconnaissance & distinctions

Ce qu'elles rendent visible

Je ne cours pas après les prix, mais je reconnais ce qu’ils rendent visible : la constance, la sincérité, l’attention. Ils valident non pas un résultat, mais une manière d’être au monde, de travailler, de regarder.

Prix du Scoop d'Angers

PHOTOJOURNALISME

SOUTIEN À LA CRÉATION

Chelsea International Photography Award

NEW YORK

Ces distinctions m’encouragent à poursuivre la même ligne : lente, exigeante, au plus près du réel.

Une démarche en mouvement

Un chemin, plutôt qu'un palmarès

Au-delà d’énumérer mes prix, mes distinctions, mes reconnaissances, il y a ce chemin qui me permet de me révéler. Parce que ce qui compte, ce n’est pas ce qui est reconnu : c’est ce qui transforme. Ce qui déplace. Ce qui oblige à revenir à soi. Ces prix ne disent pas qui je suis — ils disent simplement qu’un chemin existe, et qu’il est possible de s’y engager.

Aujourd’hui, je poursuis mon travail au croisement de l’image, de la marche et de la transmission. À travers Je marche donc je suis, j’accompagne des femmes et des hommes sur les chemins pour qu’ils fassent à leur tour l’expérience de cette attention au monde. On ne peut pas dissocier la création artistique du vécu, ni l’artiste de la personne qui marche.

Créer, c'est avancer sans certitude, mais avec justesse. Marcher, c'est photographier autrement : avec les pieds, le souffle et la patience.
ce que je retiens

Le vrai parcours, c'est celui qu'on fait à l'intérieur

Les prix, les expositions, les publications sont des balises sur le chemin. Ce que je retiens de ces années, ce sont les visages, les mains, les silences. Les histoires que j’ai pu entendre, celles que j’ai su taire, celles qui continuent à marcher en moi. Je marche pour continuer à comprendre, à photographier ce qui échappe — à témoigner que la beauté existe aussi dans la simplicité des gestes et la dignité des vies ordinaires.