Le nœud du trésor intérieur

ce que la marche révèle de toi
Derviche tourneur à Konya, en Turquie — le mouvement sacré

La marche initiatique ne commence pas sur un chemin. Elle commence à l’endroit précis où quelque chose en nous cède, résiste ou se fissure.

Ce que je vais te partager ici n’est pas une théorie. C’est une traversée. Une expérience vécue, brute, parfois inconfortable, où le corps, le cœur et l’esprit sont mis à nu.

Le point de ruptureQuand la marche initiatique commence

Si je ferme les yeux et que je laisse mon intérieur voyager dans le temps à travers ma mémoire, je me vois dix mois auparavant, le 9 avril 2023, premier jour de mon départ vers Magdala. Il est 17 h, nous venons d’arriver à Morangis, en banlieue parisienne, avec mon acolyte Claire, après une première étape de 23 km. Mon sac est dix fois trop lourd, mes yeux sont déjà remplis de larmes et mon cœur est gros de toutes mes peurs… Désespoir !

La peur, la chute, l’engagementJe ne vais pas y arriver

Christophe est à l’autre bout du fil, je vis une vraie catharsis de pleurs :

— Je ne vais pas y arriver, je ne vais pas y arriver, je ne vais pas y arriver… c’est une grosse erreur, je suis complètement folle… Je dois rentrer ! Je me suis trompée, c’est une erreur, je n’aurais jamais dû tout vendre, laisser partir mes enfants, m’engager dans un si gros projet… C’est beaucoup trop grand pour moi… Tout ça est une grosse erreur !
— Je suis rassuré mon amour, tu es humaine ! Parfois tu as l’air tellement forte et sûre de toi que l’on pourrait penser que tu es divine !

Mais de quoi avais-je peur au juste ? Certainement pas de ce que je vis en ce moment… Je n’avais pas la moindre idée de tout ce qui allait se passer.

Aujourd’hui, quelque chose a changé.

Quelque chose de presque imperceptible, quelque chose de petit, minutieux, invisible et même insonore, quelque chose de fragile et en même temps de tellement puissant… Quelque chose de précieux que, rien qu’à l’idée de vous le susurrer au creux de l’oreille, je crains qu’il ou elle disparaisse tout simplement… qu’il ou elle s’évanouisse ou se dilue comme une feuille de gélatine au contact de l’eau tiède.

Comment le partager ? Aucune idée… C’est trop tôt, et en même temps, si je ne le partage pas dès maintenant, j’ai également peur de le laisser s’envoler, s’évaporer, se mimétiser dans le grand tout et le grand rien… Le quotidien !

Il ou Elle, car qui sait ce qui se cache derrière le souffle puissant et imperceptible de Dieu ?

Alors je vais juste vous livrer en vrac les pistes de cheminement que le souffle du divin a révélées en moi, sans chercher à maîtriser le sens de ce que mon cœur a ressenti, de ce que mon esprit a compris et de ce dont mon âme a goûté.

Tout ce que je vous partage ici est pour moi aussi précieux qu’« en processus »… C’est avec le cœur que je vous l’offre, comme pour clôturer une seconde étape de cette odyssée de l’être. Un work in progress de cœur à cœur avec vous qui me suivez et me soutenez, pour certains depuis le début de cette aventure. Même si vous n’êtes pas obligés d’être en parfait accord avec mon cheminement… Bien au contraire !

Je suis la voix de ma vérité seule, et la prophétesse de mon propre chemin.Ce que je comprends

Ce qui est certain, c’est que tout est juste et juste à sa place, pour celui qui embrasse son courage et continue à avancer contre vents et marées, la foi chevillée au cœur, même dans l’antre du plus épais des brouillards.

Alors reprenons à zéro pour comprendre où j’en suis en ce 9 janvier 2024. Avant d’arriver à Konya pour ma retraite soufie, j’étais en colère. Tellement en colère… Christophe confirme et signe !

La colèreÉtape incontournable du chemin initiatique

J’étais LA COLÈRE ! Je me réveillais en colère, je déjeunais en colère, je me lavais les dents en colère, je regardais aussi les merveilleux paysages qui m’entouraient en colère — et de me voir tellement en colère me mettait encore plus en colère !

À quoi bon avoir marché 3 000 bornes sur les traces du féminin, du sacré et de je ne sais plus trop quoi, si au fin fond du monde, au milieu de nulle part, dans la beauté la plus absolue, j’étais toujours et encore plus en colère qu’avant mon départ ! Il n’y avait que la course à pied pour apaiser mon feu intérieur, et Dieu sait que j’aime courir comme j’aime me pendre…

À force d’enquêter, de lire, de chercher à comprendre le pourquoi du comment du où… j’ai eu l’impression de m’être emprisonnée moi-même dans ma tête ! Mon esprit voulait, à travers l’histoire et la connaissance des textes et du passé, entrevoir les interstices des petites histoires de l’Histoire.

Je me suis perdue !

Je voulais comprendre comment nous en étions arrivés là. Comment pouvions-nous continuer à nous entretuer parce que ton Dieu s’appelle Dieu, le tien Dios, le tien l’Innommable et le tien Allah ! Comment, au XXIᵉ siècle, pouvions-nous encore essayer, après tant de massacres et de luttes de pouvoir au nom de Dieu, d’évangéliser les uns, de traiter les autres de mécréants… Et surtout, comment pouvons-nous parler d’unité du divin en laissant le féminin à la porte !

Il y avait aussi cette question qui m’a accompagnée tout au long de mon chemin sur la Via Magdalena : mais qu’est-ce que ça veut dire, « Marie-Madeleine, celle qui a compris Jésus avec le cœur » ? Fallait-il encore que j’arrive à ressentir mon propre cœur !

Et je ne parle pas ici (un peu quand même) de l’agacement profond que me suscitaient ces messages parfois quotidiens d’« apprentis-sages » me disant : « pas besoin de marcher 3 000 km pour faire un voyage intérieur, le vrai chemin spirituel est intérieur, le chemin le plus long est celui qui va de la tête au cœur, c’est sympa ce que tu fais Céline mais moi cela fait 20 ans que je suis sur le même chemin que toi en restant chez moi »…

Je ne remets pas en question le chemin de qui que ce soit, ni l’importance et la valeur des apprentissages de chacun. En revanche, il faut avoir éprouvé son corps et sa détermination en marchant au long cours sur 3 000 kilomètres — dans le froid, la chaleur, la soif, la douleur, la peur parfois, la solitude, la joie de se sentir faire partie de la nature, l’éblouissement de chaque lever de soleil, la difficulté de la topographie, la pénurie de nourriture aussi — pour me dire « pas besoin de… » ou « moi je fais comme toi en restant chez moi ». Oui, le voyage est avant tout intérieur, mais il se fait aussi en corrélation avec l’expérience que l’on vit à l’extérieur. Jamais je ne pourrai comparer mon expérience à celle de quelqu’un qui se bat contre un cancer ou une maladie incurable…

Bref… je dois avouer, après dix mois et avec le recul, que tout cela était aussi merveilleux, épuisant et parfois agaçant que schizophrénique.

Konya, terre de RûmîMon cœur s’est réveillé

C’est dans la joie de ce chaos intérieur le plus total que je suis arrivée à Konya, terre de Mevlana — Rûmî pour les intimes occidentaux. Et là… mon âme a ressenti, et mon cœur s’est réveillé !

Depuis mes premiers échanges avec des hommes et des femmes soufis, des hommes et des femmes derviches, j’ai eu la sensation d’effleurer une précieuse et légère mousseline, soulevée par mégarde, l’espace d’une seconde, par un soupir de Dieu.

Si cela a autant éveillé mon âme au divin qu’apaisé ma quête frénétique et assoiffée de réponses invariablement remplies de frustration et de colère, c’est dans une sérénité de cœur que d’autres questions et réflexions, auxquelles je n’avais jamais pensé, me sont apparues. Je vous les livre. Ce sont les prémices de mes prochaines quêtes intérieures et extérieures, certainement les sujets que je développerai dans mes prochains livres. Cela va du plus intime et personnel à l’universalité de notre humanité.

Ce chemin n’a rien à voir avec le féminin et le sacré… Je suis une femme et je suis sacrée. J’ai juste oublié de jouer.

Peut-être que la seule chose à faire est d’être. Pas être ou chercher à devenir pour payer un loyer, assumer des enfants ou avoir une position sociale. Juste être, et laisser la place au devenir.

Je suis aujourd’hui ce que la vie a fait de moi, je suis la lumière avec laquelle je suis née. Une âme connectée. Pas une âme qui cherche : une âme qui vit. Une âme qui vibre et qui illumine le monde de ce qu’elle est.

Néanmoins… nous en a-t-on donné le droit ? Le droit ne se demande pas, Céline… il se prend !

Légitimité

Choisir qui nous accompagnePas d’engagement, pas de vérité

Les réseaux sociaux sont remplis de héros et d’héroïnes essayant de sauver le monde. Chacun y va de sa sagesse. Comment celui ou celle qui cherche peut-il choisir un cheminant, un accompagnant, un thérapeute ? La seule façon de trouver celui ou celle qui peut t’accompagner, c’est de connaître l’histoire même de ton thérapeute. Combien de thérapeutes ont fait le choix de ce chemin pour se guérir eux-mêmes ? Soit, tous les chemins mènent au cœur… mais dans ce cas-là, jouons tous au même jeu ! Il ou elle sera le reflet de ton miroir, tu seras alors le reflet de ce qu’il veut bien te montrer. Pas d’engagement… pas de vérité.

Si j’arrêtais de projeter ce que je peux être, peut-être que je pourrais commencer à exister !

L’histoire de la vie, du soufisme et du derviche tourneur, c’est de prendre le risque de tomber. Pour vivre la vie, il faut prendre le risque de mourir.

Je suis tel un compas, un pied fixé sur ma foi et l’autre qui parcourt les 72 nations.Rûmî

Je viens de trouver ce que je suis ! En revanche… tous les disciples de Rûmî, quel que soit leur degré d’éveil, seront toujours les disciples de Rûmî. L’humain n’a-t-il pas divinisé Rûmî ?

L’humain cherche toujours à diviniser un être qui, pour lui, est plus près de Dieu. Il divinise toujours, sans aucune surprise, celui qui lui rappelle que seul Dieu doit être divinisé… Comment s’approcher de Dieu sans diviniser ? Comment faire un chemin de guérison sans être piégé dans le chemin, sans s’enfermer dans le comment au lieu de vivre le pourquoi ?

Jésus nous montre le soleil, et nous, bande d’idiots… nous regardons son doigt !

GuérirAccepte les expériences

Le chemin, c’est la vie qui guérit à travers les expériences. Tu veux guérir ? Accepte les expériences. Ça te fait mal ? Tu guéris. L’enfant ne peut pas apprendre à marcher sans tomber, ni manger sans faire ses dents… Encore plus parlant ? Il ne peut vivre sans goûter à l’extrême douleur de son premier souffle.

Céline, il n’y a de maître que ton propre chemin et ton propre pas. Être soumise à quelque maître que ce soit, c’est admettre qu’il a marché dans l’ombre de tes pas, ou qu’il se prend pour Dieu !

On dit que l’habit ne fait pas le moine… mais le moine ne fait pas non plus le saint ! L’usurpation est tellement rapide. Essayer de sortir des sentiers battus de la société équivaut à essayer de sortir des sentiers battus des chemins spirituels de ceux qui veulent que tu croies.

Celui ou celle qui veut te faire croire, en commençant par ta propre famille, veut rassurer ses propres peurs. Si tu es comme lui ou elle, tu es « normal », et il est donc dans le vrai. Nul besoin de partir à l’autre bout du monde pour être aventurier : sors déjà de ce qui est là, juste devant toi ! La tasse est une tasse parce que tes parents t’ont appris que c’était une tasse.

Qui es-tu, si tu n’es pas ton nom ? Ton prénom ? Ton origine ? Ta religion ? Tes croyances ? Ta classe sociale ou ta couleur de peau ? De quelle couleur est ton cœur ? De quelle texture est faite ton âme ? Quelle odeur a ton esprit ? Quelle saveur a ton aura ? T’es-tu déjà posé ces questions ? Non ? Parce que tu n’en as pas eu l’idée ? Parce que personne ne les a nommées ? Tu es la continuité de tout ce que l’on t’a appris.

Comment veux-tu devenir, si tu ne connais pas ta propre voix ? …Ta singularité ?

Il n’existe aucune autre clef que celle de la main et du cœur du prophète pour dénouer le nœud du trésor des mystères.Shams de Tabriz

Cela veut-il dire qu’avec sa mort la clef est perdue, ou qu’elle n’évolue plus ? Dieu est-il confiné dans un être qui n’est plus, que par le souvenir de ce qu’il fut, ou par l’interprétation de ceux qui essayent aujourd’hui encore de se le représenter ?

Et si Dieu décidait de parler à travers un autre Être aujourd’hui ? L’écouterait-on ?

Hypothèse : Allah, celui qui a 99 noms… Cela voudrait peut-être dire que Dieu a besoin, ici et maintenant, de chacun de nous pour exister. Non par le moyen de prophètes morts et enterrés. Que serait Dieu sans l’humanité ?

Il n’y a pas de vérité de Dieu — tout dépend de l’expérience que tu veux en faire

Tu veux suivre ou connaître Dieu à travers le visage d’un prophète ou d’un fils ? Tu peux. Tu veux sentir Dieu en toi et te faire réceptacle pour qu’il vive et s’exprime à travers toi ? Tu peux aussi. Cependant, sais-tu que tu en as le droit ?

Cantonner Dieu à un être mort et ressuscité qui n’a pas de prise dans le visible, c’est comme prier dans une église troglodyte, construite dans une roche friable de Cappadoce, née il y a dix millions d’années. La roche est et sera toujours là… L’église n’est plus, juste un éphémère souvenir de ce que quelques hommes, certainement maltraités, sous-payés ou même esclavagisés, ont été obligés de réaliser, forcés par un grand empire, une grande croyance ! Oui… c’est beau. Mais à quel prix ? Qu’est-ce que la beauté recouverte de sang ?

Cathares — InquisitionAu nom de Dieu

En traversant le chemin cathare, je me suis interrogée. Comment croire en saint Dominique ? Comment peut-il exister aujourd’hui un ordre qui se réclame de sa lignée ? Comment peut-on sanctifier un homme qui a orchestré l’Inquisition sous les ordres d’un pape sans aucun doute psychopathe, qui en plus se fait nommer Innocent III ? Un homme qui a fait tuer des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants…

Je n’ai pas encore de réponses à ces questions. Certains minimisent le nombre de morts durant l’Inquisition… mais déjà, attenter à la vie d’une seule personne est une hérésie aux yeux de Dieu ! Et je ne fais même pas référence à l’Inquisition en Amérique du Sud, où des catacombes sont aujourd’hui encore pleines d’ossements attestant de son ampleur.

Nous regardons cela comme un élément de l’Histoire, sans comprendre que cette évangélisation au nom de Dieu, par le glaive et le sang, fait de nous aujourd’hui ce que nous sommes. Si, en physique quantique, le temps n’existe pas… alors nos victimes ne seraient-elles pas en train de susurrer au creux de nos oreilles qu’en embrassant la croix, nous crucifions une deuxième fois Jésus ? Que dirait-il aujourd’hui, en voyant toutes ces croix ?

Durant ma retraite soufie, j’ai touché le merveilleux, le grand, le souffle de Dieu, la beauté de l’invisible et de l’indicible. Et en même temps, j’ai eu la chance de voir comment l’humanité est capable de s’écraser face à l’autorité. Être témoin d’une injustice et ne pas se sentir concerné, pour ne pas avoir à trancher. Ma voix s’est élevée… touchée… coulée. Je comprends juste maintenant, en l’écrivant, à quel point cela aussi fait partie de l’initiation.

Le disciple a besoin d’être plus divin que Dieu, plus proche du maître ! Le disciple du Bouddha plus Bouddha que Bouddha. Nous plaçons le sacré hors de nous — dans des lieux, en des saints, en des prophètes déchus par le temps de la vie — et nous muselons Dieu dans le présent !

Et si Dieu renvoyait une fille ?Elle serait crucifiée

Pourquoi n’y a-t-il plus de prophètes aujourd’hui ? Pourquoi n’y a-t-il plus de saints hommes et de saintes femmes ? Qu’en est-il des prophétesses ? Sommes-nous encore si bornés pour penser que les prophéties ne peuvent arriver que par les hommes ?

Peut-être parce que tout cela est chasse gardée, et que si Dieu décidait de nous envoyer un messager — ou, pire blasphème, une messagère, non plus un deuxième fils mais une fille — elle, il ou même iel serait tout simplement réduit au silence, taxé de fou, de folle, et enfermé. Nous nous croyons trop « civilisés » pour le bûcher.

Mansur al-Hallaj, mystique perse soufi, fut le dernier à oser crier « Ana al-Haqq » — « je suis la Vérité », c’est-à-dire Dieu. Il fut crucifié. En empruntant le chemin de la vérité, il avait dépassé la première étape, se libérant de tous les règlements par la méditation et la discipline intérieure, jusqu’à ce moment où il n’existe plus que le souffle de Dieu en soi. Il annonça publiquement le Ana al-Haqq… et se fit crucifier.

Face au baptistère de Saint-Jean, à Éphèse, je m’interroge une nouvelle fois. Combien de croyants s’y sont immergés, croyant dur comme fer qu’ils seraient sauvés ? Où sont-ils maintenant ? En regardant les ruines de la basilique, je prends conscience à quel point l’humain n’a pas conscience de sa part divine. Nous ne nous pensons pas à la hauteur, ni dignes du divin ; nous préférons, au cas où, confier notre intérieur, notre spiritualité, à un être mort depuis près de deux mille ans.

La religion nous empêche d’être proches de Dieu, et même d’en être l’instrument. Nous sommes enfermés dans des paroles mortes qui nous montrent certes un chemin incarnant le bien… mais qu’est-ce que le bien ? Certainement pas des règles instituées il y a quelques milliers d’années, et qui laissent sur le banc des absents la moitié de l’humanité.

Croire aveuglément, tous, en la même chose, appauvrit notre humanité. Cela revient à peindre un tableau monochrome, alors que des millions de nuances se cachent toujours dans une seule et même couleur. L’humanité est bloquée par ses propres croyances — des croyances qui nous ont été inculquées par le sang et la domination. Nous sommes comme l’éléphant attaché à un piquet par un fil à la patte, persuadé qu’il ne peut plus bouger.

C’est de toi-même, de ta voix, de ton expérience, de ta lumière et de ta vie dont a besoin Dieu — et l’humanité — pour exister et évoluer. Pas de ceux que la vie a quittés.

C’est drôle comme toutes les religions, toutes les spiritualités parlent d’Unité, de l’Un, de l’Amour… tout en laissant le féminin sur le banc des absents. Peut-être faut-il arrêter de se poser des questions, arrêter de croire, et trouver sa propre voix pour donner à l’humanité, proche et lointaine, les dons et les talents que le divin a plantés en nous.

Je suis confuse… en chemin et en questionnement. Remettre tout en question et passer sa vie à chercher ce qui est a priori introuvable, n’est-ce pas la même chose que vivre aveugle de sa propre vie ?

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Alors… je suis tel un compas, un pied fixé sur ma foi et l’autre qui parcourt les 72 nations.
Céline, qui va vers Elle. 🌹

Céline Anaya Gautier

Céline Anaya Gautier

Autrice (Flammarion, Le Passeur), photographe et marcheuse. 16 chemins de Compostelle, 23 000 km, fondatrice de la Via Magdalena.

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